Apporter une réponse collective aux défis stratégiques, sécuritaires et économiques auxquels nos pays se trouvent confrontés

Apporter une réponse collective aux défis stratégiques, sécuritaires et économiques auxquels nos pays se trouvent confrontés

La Chambre des représentants à Rabat a abrité hier les travaux de la troisième réunion extraordinaire du Comité exécutif de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).  
A cette occasion, le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, a adressé un discours dans lequel il a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre qui reflète notre conscience tranquille quant aux défis auxquels fait face le monde islamique et notre volonté partagée au sein de l’Union de contribuer à apporter des réponses aux questions brûlantes qui interpellent nos pays, en tant que peuples, Etats, Parlements et élites. 
Quatre mois après la tenue de la 14ème session des travaux du Congrès de l’Union, il a été nécessaire d’apporter une réponse collective, se voulant mûre, consensuelle, réelle et efficace aux défis stratégiques, sécuritaires et économiques que confrontent nos pays. A ce propos, le temps nécessaire a été exploité, a souligné Habib El Malki qui a fait part de l’élaboration d’un projet de plan d’action d’étape de l’Union devant atteindre de nombreux objectifs dont, entre autres, l’efficience et l’efficacité dans les actions de l’Union, la consolidation de l’autonomie de l’Union en tant qu’organisation parlementaire multipartite, la consolidation des rencontres et de dialogue avec les organisations parlementaires multipartites en dehors du monde islamique, ce qui devrait aider dans la défense des causes justes des peuples islamiques et corriger la fausse image que l’on donne de l’islam et des musulmans. 
Pour ce qui est des suggestions, Habib El Malki en a fait part de cinq dans son intervention. La première concerne la cause palestinienne qui traverse une phase critique. A cet effet, la proposition consiste à créer « le Prix de la Palestine pour la démocratie et la justice historique », une initiative devant permettre à ce qu’il y ait un regain d’attention internationale à ladite cause, être un rappel à la communauté internationale, particulièrement les institutions parlementaires internationales, de la légitimité des droits inaliénables du peuple palestinien, ainsi que de faire connaître la justesse de la cause palestinienne et la légitimité de la lutte du peuple palestinien sous le joug du colonialisme. 
En ce qui concerne la deuxième suggestion, elle consiste à œuvrer avec l’ONU à instaurer une journée mondiale de lutte contre l’islamophobie et le fanatisme. Dans ce cadre, il nous incombe de mobiliser les efforts diplomatiques de nos pays, d’engager dans cette voie l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), de présenter une proposition au nom des Groupes des pays islamiques à l’ONU et de mobiliser nos alliés, amis et forces qui défendent la justice, la paix et la tolérance en vue d’atteindre cet objectif, a indiqué Habib El Malki.  
Au sujet de la troisième suggestion, elle intéresse les commissions ad-hoc et sectorielles devant travailler entre deux sessions du Congrès, de sorte à ce que leurs travaux soient sanctionnés par des projets de recommandations et de décisions qui seront soumis au Congrès. 
Ces commissions débattront de sujets qui ont une priorité pour le monde islamique, de même qu’elles peuvent voir la participation, aux côtés des parlementaires membres, des responsables gouvernementaux, des experts et des universitaires afin de pouvoir disposer de différentes visions susceptibles de renforcer nos travaux, a affirmé le président de la Chambre des représentants. 
La quatrième proposition est l’appel à la tenue d’un congrès élargi extraordinaire des femmes parlementaires membres des Parlements des pays adhérents à l’Union.  
Quant à la cinquième proposition, elle consiste en une série de mesures devant permettre au Congrès de l’Union d’être un espace de dialogue et d’adoption de documents devant faire l’objet de consensus au sein des commissions en tant que décisions et recommandations, a souligné Habib El Malki.   
Il convient de rappeler en dernier lieu que l’Union parlementaire des États de l’OCI, créée le 17 juin 1999, compte aujourd’hui 54 Parlements membres et vise, notamment, à fournir un cadre de coopération et de coordination globales et fructueuses entre les Parlements des États membres de l’OCI et à promouvoir les rencontres, le dialogue et l’échange d’expériences dans le domaine parlementaire et le débat sur des questions à caractère économique, culturel, social et politique intéressant les États membres, tout en adoptant des recommandations et décisions appropriées concernant ces questions.  

Partager cet article