Ceux qui ont parié sur la fin de l’USFP se sont lourdement trompés

Ceux qui ont parié sur la fin de l’USFP se sont lourdement trompés

Les dénigreurs doivent par eux-mêmes constater que l’USFP compte aujourd’hui parmi les acteurs principaux dans le champ politique national

Le premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a souligné, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Al Ayyam, l’importance de l’appel à la réconciliation que le parti de la Rose a lancé dans le cadre des préparatifs pour la commémoration du 60ème anniversaire de la création du parti. 
« Nous voulons aujourd’hui dépasser les erreurs. Nous avons aujourd’hui un discours clair et franc. Nous sommes tous responsables de nos succès comme de nos échecs, mais nous devons nous projeter dans l’avenir», a soulingé Driss Lachguar en précisant  que l’appel à la réconciliation a été adressé à toutes les Ittihadies et à tous les Ittihadis sans exception. Et d’ajouter : « Nous devons tous dépasser nos erreurs du passé et œuvrer à réussir la réconciliation que nous voulons sincère et positive». 
Le Premier secrétaire de l’USFP a, par ailleurs, rejeté catégoriquement la fausse idée véhiculée par certains milieux mal intentionnés selon laquelle il serait responsable du déclin du parti de la Rose. « Est-ce que la régression de l’USFP date du 9ème Congrès national ou est-ce qu’elle est due aux conflits éclatés lors du 5ème Congrès ou durant les 6ème  et 7ème Congrès et qui ont duré jusqu’au 8ème Congrès? », s’est interrogé Driss Lachguar. Et de préciser : «Depuis, nous œuvrons à rassembler, et toutes les tentatives de division ont échoué». 
«Tout le monde reconnaît que les socialistes au Maroc ont pu préserver leur unité et les lettres que nous avons reçues des dirigeants socialistes français et espagnols et d’autres partis socialistes ont, toutes, reconnu cette vérité. Nous sommes fiers d’avoir pu préserver notre unité, non comme nous le voulions, mais cela ne peut être réalisé par les discours creux et oiseux, mais plutôt par un travail acharné et sérieux. A celui qui veut que l’USFP recouvre sa place d’antan, je lui dirais que cela ne passe pas par de la nostalgie ou en se référant au passé. Le monde a changé et si le parti ne s’investit pas sur le terrain et dans la société, il ne peut recouvrer sa force ». 
Driss Lachguar a, par ailleurs, mis l’accent sur une vérité fort importante que certains observateurs passent souvent sous silence, à savoir que « l’USFP regorge de compétences ». On en a pour preuve que plusieurs Ittihadis  ont bénéficié des nominations Royales dans nombre d’institutions et d’autres dirigent plusieurs organisations professionnelles et de la société civile comme le SNEsup, le SNPM, entre autres. 
« Tous ceux qui ont parié sur la fin de l’USFP se sont lourdement trompés. Ils doivent constater que l’USFP compte aujourd’hui parmi les acteurs principaux dans le champ politique national », a rappelé le Premier secrétaire. 
« Je ressens une grande satisfaction, je ne regrette pas le passé et je suis très confiant en l’avenir », a-t-il précisé. 
Concernant le dernier remaniement ministériel dans lequel le parti de la Rose a gardé un seul département ministériel, à savoir celui de la Justice, Driss Lachguar a affirmé qu’il assume entièrement sa responsabilité dans la gestion des négociations avec le chef du gouvernement Saâd Eddine El Othani, soulignant qu’il n’a pas proposé uniquement le nom de Mohamed Ben Abdelkader au chef du gouvernement mais également plusieurs autres  noms à  différents postes et c’est à S.M le Roi Mohammed VI que revient le pouvoir de nomination parmi les noms proposés. 
« La présence de l’USFP dans les institutions est positive. L’important dans la participation au gouvernement est de se mettre d’accord sur un programme, une ligne politique commune et sur les objectifs à atteindre », a mis en exergue le dirigeant ittihadi pour qui la question des noms qui assument les responsabilités au sein du gouvernement est moins important que le programme gouvernemental commun. 
« Dans toutes les démocraties, les gouvernements sont remaniés en 24 ou 48 heures et après chaque gouvernement assume ses responsabilités le lendemain. Par contre, ici au Maroc les choses se passent autrement. On s’engage dans des discussions excessives deux ou trois mois avant et après le remaniement », a déploré Driss Lachguar avant d’ajouter : « Aujourd’hui, le Maroc dispose d’une nouvelle équipe gouvernementale qui est responsable de la gestion de la chose publique du pays. Et cela est fort positif ».
T.M

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