Pas l’ombre d’un doute ! Le Premier secrétaire de l’USFP est catégorique quant à la mission majeure de son parti. Driss Lachguar l’a dit haut et fort : les militant(e)s du parti sont bien convaincus de la nécessité de protéger le projet moderniste démocratique, et sont, par conséquent, appelés plus que jamais à adhérer et être prêts à rétablir un réel équilibre.
Invité jeudi à Casablanca par l’Institut supérieur du journalisme, le Premier secrétaire a également souligné, lors de cette rencontre ouverte, que le parti est bel et bien prêt à regagner sa place et à défendre le projet moderniste démocratique.
Les leaders du parti, a-t-il dit dans ce contexte, n’ont aucunement vieilli et disposent toujours d’un potentiel et d’une énergie à même de booster la dynamique prévalant au sein de l’USFP, bien que l’insertion des jeunes cadres dans la direction du parti soit toujours restée l’un de nos soucis majeurs. Et d’ajouter dans la même optique que l’USFP a été le plus courageux à défendre le principe d’égalité hommes-femmes, et c’est bien normal aujourd’hui que les chances des militantes soient les mêmes que celles de leurs camarades au sein du parti pour occuper les postes de direction.
Interrogé sur la situation au Maroc, Driss Lachguar a expliqué que le Royaume est passé par une phase de transition démocratique sereine et fluide, grâce aux réformes adoptées et au style prôné pour gérer ses divergences, soulignant par la même occasion que « tous ces facteurs ont contribué à l’enracinement de la sécurité et de la stabilité, contrairement à ce qui se passe dans plusieurs pays au Sud de la Méditerranée.
Tout ceci nous permet de dire que notre pays reste un exemple en matière de transition démocratique, grâce au développement des marges de liberté, en comparaison avec les pays de la région, expliquant que les rapports internationaux rédigés aujourd’hui ne sont plus aussi «obscurs» que ne l’étaient ceux des années 60 et 70. « Le Maroc était à l’époque en tête de tous les rapports », signale-t-il, avant de préciser qu’il exprime sa compréhension des gênes de certains responsables marocains quant au contenu de certains rapports.
« Il est vrai que nous n’avons pas atteint le stade absolu des libertés souhaitées, parce que nous sommes une jeune démocratie qui creuse encore son chemin, mais force est de féliciter le Maroc en comparaison avec les situations qui prévalent dans la rive Sud de la Méditerranée et les pays voisins», a souligné dans le même sens le Premier secrétaire de l’USFP.
Et de renchérir qu’en tant que militants usfpéistes, progressistes et démocrates, nous espérons que l’Algérie changera au niveau de son orientation démocratique et qu’il y aura une transition souple et sereine, afin d’éviter au peuple algérien frère ce qui s’est passé lors de la «décennie noire».
Dans ce contexte, le Premier secrétaire de l’USFP a souligné de manière positive la position du gouvernement marocain quant à la non ingérence dans les affaires internes de l’Algérie, puisque ce qui se passe en Algérie est l’affaire des Algériens, bien que nous sommes évidemment concernés, en raison de notre voisinage.
Et de préciser que «notre cause nationale reste intacte en dépit de celui qui dirigerait l’Algérie… Nous avons mené une lutte commune pour la libération et le progrès, mais fort malheureusement, le régime algérien a choisi la voie d’une «puissance régionale», ce qui l’a poussé à être hostile envers notre intégrité territoriale.
Les Marocains mettent la main sur le cœur et il est donc temps pour l’Algérie, explique le Premier secrétaire, de vivre cette transition démocratique qui avait pris des décennies avant de se réaliser dans notre pays.
Evoquant la question des enseignants grévistes, Driss Lachguar a tenu à expliquer que l’absence de planification, suivie dans le passé, a entraîné la crise des enseignants qui prévaut actuellement dans le système éducatif, estimant que le Maroc d’aujourd’hui devrait retrouver la politique de planification pour pallier les différents dysfonctionnements en la matière. Il a, en outre, souligné que le gel du recrutement pendant quatre ans dans le secteur de l’enseignement a entraîné tout cet encombrement au sein de l’école publique.
Et le Premier secrétaire d’expliquer que les enseignants des académies régionales qui pensent mener leur propre bataille, n’ont à aucun moment sollicité le soutien de l’USFP ni d’aucun autre parti d’ailleurs, soulignant que les initiatives de certaines parties ayant choisi volontairement de soutenir ces protestations avaient été taxées de « tentatives de récupération de ces luttes ».
L’USFP qui a toujours été en interaction avec les mouvements de protestations, a toujours ouvert ses portes et entrepris la médiation entre les citoyens et les institutions pour aboutir aux solutions appropriées et possibles.
La rencontre ouverte avec le Premier secrétaire de l’USFP a également connu un débat auquel ont pris part les étudiants de l’Institut, et ayant porté notamment sur le problème des enseignants des académies régionales, avant de clore cette rencontre sur un hommage rendu à Driss Lachguar, en présence du directeur de l’Institut, Mohamed Talal.

H.T

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