Lois électorales : qu’est-ce qu’il faudrait réviser pour les réformer ?

Lois électorales : qu’est-ce qu’il faudrait réviser pour les réformer ?

lavieeco.com Par Tahar Abou El Farah

L’USFP, qui avait appelé à la révision des lois électorales depuis début février 2018, revient à la charge. Dans une récente rencontre publique, tenue il y a une semaine, Driss Lachguar a souligné que l’Istiqlal et l’USFP, même si l’un est dans l’opposition et l’autre dans la majorité, plaident aujourd’hui pour la réforme des lois électorales «afin de mettre fin, une fois pour toutes, à l’instrumentalisation de la religion et à l’utilisation de l’argent sale dans les campagnes électorales». Le premier secrétaire de l’USFP a d’ailleurs laissé entendre que son parti et l’Istiqlal veilleront à «faire converger leurs points de vue concernant la réforme de ces lois». Dans son mémorandum remis à la CSMD, le parti a d’ailleurs souligné qu’il faut «œuvrer à dépasser la crise chronique du système de la représentativité, notamment les effets négatifs du mode de scrutin de liste pendant plus de 15 ans». Ce mode a contribué d’après le parti socialiste à «l’affaiblissement des institutions représentatives et à l’accroissement de la corruption électorale via l’utilisation de l’argent pour acheter les voix ou le recours à la charité». Pour cela, il faut des réformes solides pour favoriser une réelle représentativité politique dans toutes les instances électives à tous les niveaux: national, régional et local, étant donné que notre pays a choisi la voie de la démocratie dans la gestion de la chose publique. Il est temps, donc, de «réviser de fond en comble le système électoral qui contribuera à la rénovation des élites politiques et à la consécration de la représentativité de proximité». Et dans ce sens, poursuit le parti, «nous affirmons que le mode de scrutin uninominal est à même de consacrer la communication permanente et sérieuse entre les élus et les citoyens». D’après l’USFP qui a paradoxalement milité pendant longtemps et pu obtenir, en 2002, l’instauration du mode de scrutin de liste, l’uninominal «favorisera l’émergence des représentativités crédibles et des élites compétentes et honnêtes et permettra de rehausser la qualité de l’action dans les différentes instances électives, ce qui aura un impact positif sur la qualité et l’efficience de la gestion publique». C’était également ce parti qui revendiquait le relèvement du seuil électoral demandant à le porter à 10%. Notons que l’Istiqlal a également effleuré cette question dans le document qu’il a remis à la CSMD. Dans sa proposition, le parti a, en effet, demandé à revoir le système électoral d’une manière qui «réalise une concordance et un lien réel entre la représentation électorale et la société dans ses transformations, et afin d’élargir la base de représentation communautaire dans les institutions».

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