Secrétariat Provincial – France – Communiqué

Secrétariat Provincial – France – Communiqué

L’USFP célèbre le 51ème anniversaire de l’enlèvement et la disparition du martyr Mehdi Ben Barka. Cet événement est un anniversaire de fidélité à tous les martyrs sans exception. La meilleure manière de prouver la fidélité à nos martyrs, c’est de rester fidèles à leur mémoire à travers notre attachement à dévoiler la vérité sur les conditions de leurs disparitions et de veiller à ce que cette vérité soit connue par la société et les générations montantes, comme garantie pour que de tels écarts ne se reproduisent plus et un prélude à l’instauration de la justice et de la réconciliation.
Dévoiler toute la vérité sur l’enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka restera pour les générations Ittihadies, après plus d’un demi-siècle d’embargo et de flou une demande persistante et un pas indispensable en vue de tourner définitivement la page du passé des graves violations des droits de l’Homme au Maroc.
C’est pour cela que nous nous demandons, pourquoi cette vérité est quasi absente dans de nombreux dossiers et événements politiques et sociaux que notre pays a connus. Particulièrement ceux concernant les dossiers des martyrs Mehdi Ben Barka, Omar Benjelloun, Mohamed Grina, Abdellatif Zeroual ainsi que nombre de ceux dont le sort reste toujours inconnu, tels Houcine El Manouzi, Abdelhak Rouissi, et d’autres événements qu’ont connus différentes régions du Maroc.
L’Instance équité et réconciliation avait confirmé dans son rapport final sa conviction que 66 dossiers ont été examinés et comportant tous les éléments de la disparition forcée. Mieux elle avait considéré qu’il est du devoir de l’Etat de poursuivre son enquête à ce sujet en vue d’élucider les cas des personnes disparues.
A ce propos, le Conseil consultatif des droits de l’Homme s’est engagé à travers plusieurs occasions de faire le suivi de l’application de ce qui reste des recommandations de l’IER au profit des victimes de graves violations et des anciens détenus politiques. Il s’est engagé aussi à parachever l’enquête sur les dossiers en suspens particulièrement ceux relatifs à la disparition forcée, à la détention arbitraire, à la torture, à la peine de mort en dehors de la loi, à l’exil forcé, ainsi que d’autres violations qu’avait connues le Maroc durant plus de quatre décennies d’affilée.
L’USFP a interpellé le Conseil consultatif des droits de l’Homme pour savoir quelles sont les dispositions entreprises en vue de rétablir la vérité quant aux dossiers en suspens, avec en premier celui du martyr Mehdi Ben Barka. Quels sont les obstacles rencontrés pour lever le voile sur l’ensemble des données et des informations se rapportant aux circonstances de l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, ainsi que d’autres opérations similaires et celles d’assassinat qui constituaient un outil aux mains de l’autorité pour se venger de l’opposition Ittihadie et liquider toutes les forces démocratiques ?
L’USFP exige que l’Etat marocain livre ce dont il dispose comme éléments de réponse convaincants. Nous exigeons également de connaître la vérité et rien d’autre. L’USFP a choisi, en toute conscience et responsabilité, la voie de la réconciliation nationale qui ne peut être atteinte sans la vérité sur tous les dossiers non élucidés, en premier celui du martyr Mehdi Ben Barka. De même l’USFP estime que la justice transitionnelle est la formule adéquate pour cette étape afin de tourner la page d’un passé, à même de permettre de dépasser les violations du passé tumultueux et de gagner le pari de l’avenir.

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