Vidéo – Driss Lachguar : Les conclusions des consultations sur les lois électorales ont été soumises au chef du gouvernement

Vidéo – Driss Lachguar : Les conclusions des consultations sur les lois électorales ont été soumises au chef du gouvernement

Le but est de lutter contre l’ abstention politique et de renforcer la participation et la représentation des femmes et des jeunes

Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachguar, a affirmé lors de son passage à l’émission Madar Al Ghad sur la chaîne d’information Al-Ghad, que les conclusions des consultations sur les lois électorales ont été soumises au chef du gouvernement par le ministre de l’Intérieur, en dépit des divergences sur certains points, dont celui du quotient électoral.

Il a souligné que 99% des partis politiques sont unanimes sur l’ensemble des réformes dont le but est de lutter contre l’abstention politique et de renforcer la participation politique et la représentation des femmes et des jeunes.

«Le gouvernement est dans l’obligation de soumettre ces lois au Parlement et de respecter la divergence des points de vue exprimée lors des consultations », a-t-il précisé, ajoutant que c’est au Parlement de trancher démocratiquement cette question. Il a expliqué que le quotient électoral actuel profite aux grands partis au détriment des petits, ajoutant que le nombre des sièges d’un parti politique devrait être proportionnel au nombre de votes.

Il y a lieu de souligner que le quotient électoral est actuellement basé sur le nombre de voix valides exprimées, alors que la majorité des partis politiques opte pour un quotient calculé sur la base du nombre des inscrits sur les listes électorales. Le PJD est le seul parti du champ politique marocain à s’opposer à la révision des dispositions concernant le quotient électoral, car il sert ses propres intérêts. Dans ce sens, le Premier secrétaire du parti de la Rose craint que le chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani, ne soit contraint, en tant que secrétaire général du PJD, de mettre en œuvre des lois contre lesquelles son parti a voté, compte tenu de la quasi-unanimité des formations politiques marocaines sur la teneur de la réforme des lois électorales.

S’agissant de l’alliance avec le PJD, la position du dirigeant socialiste a été on ne peut plus claire. «Nous et le PJD sommes deux partis diamétralement opposés sur les plans de l’idéologie et du référentiel», a-t-il expliqué. Et d’ajouter que l’USFP participe au gouvernement présidé par ce parti sur la base de programmes pragmatiques, rappelant que dans une grande démocratie comme celle de l’Allemagne, la coalition gouvernementale est composée de deux partis diamétralement opposés idéologiquement, à savoir l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate. Quant aux futures alliances, le Premier secrétaire de l’USFP a assuré qu’elles «seront dictées par les programmes et les résultats des élections qui détermineront la place de chaque parti dans le champ politique, soit dans la majorité ou dans l’opposition ».

A plusieurs reprises, le journaliste de la chaîne Al-Ghad a interrogé Driss Lachguar sur le recul des forces de gauche au Maroc, mais celui-ci lui a répondu que l’USFP a su garder sa position dans le champ politique malgré les résultats qu’il a obtenus lors des dernières élections législatives, tout en lui rappelant qu’au sein du monde arabe, plusieurs pays se sont effondrés et des partis ont tout bonnement disparu de la scène. Il lui a également rappelé que l’USFP est arrivé en tête des élections en 1998 et 2002, alors que le PJD était minoritaire, mais ce dernier a pu, en 2011 et 2016, obtenir la première place. Cela est la quintessence de la démocratie, selon Driss Lachguar.

Répondant à une question relative au projet de loi sur les réseaux sociaux qui avait suscité moults polémiques et débats au Maroc, le Premier secrétaire de l’USFP a affirmé que c’est le ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader, qui l’a retiré en vue d’élargir les concertations à l’ensemble des acteurs concernés par le sujet.

Il a, néanmoins, mis en exergue le fait que ce projet n’est pas un projet du ministre de la Justice, mais plutôt du gouvernement.

Tabet Mourad

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