Membre du Conseil national de l’USFP et membre de la Commission des élections du parti

Personne ne peut nier ce qui a été réalisé quand le parti était à la tête du gouvernement de l’Alternance, surtout dans le volet social (couverture médicale, augmentation du taux de scolarisation…)

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«Le programme électoral de l’USFP est un programme ambitieux, mais réaliste ». C’est ainsi que s’est exprimé Ahmed El Aked, membre du Conseil national de l’USFP et membre de la Commission des élections du parti, lors de son passage dans l’émission «Débat politique» sur la chaîne Télé Maroc. Atitre d’exemple, le programme électoral du parti de la Rose ambitionne de réaliser un taux de croissance de l’ordre de 6% à l’horizon 2026. «Concernant le volet économique, l’USFP considère que la réalisation des objectifs fixés dans le programme électoral du parti est intimement liée aux autres piliers», a fait savoir Ahmed El Aked. Et de préciser : «En effet, le taux de croissance de l’ordre de 6% que nous visons est lié aux mesures concernant le renforcement de la participation des femmes au développement et à la vie politique, ainsi qu’à l’axe sociétal, notamment les mesures concernant les jeunes. Pour être clair, à la lumière de la situation actuelle caractérisée par la crise sanitaire de Covid-19 et en l’absence de visibilité concernant la fin de cette crise, nous ambitionnons de réaliser un taux de 6% à l’horizon 2026, mais le principal pari économique, c’est de parvenir à une reprise économique, c’est-à-dire revenir à la situation d’avant-pandémie, puis travailler pour réaliser le décollage économique ». Il a également souligné que le programme du parti propose des mesures visant la création de 30.000 PME. Concernant l’emploi, Ahmed El Aked a assuré que l’USFP propose une vision qui tient compte des contraintes existantes, mais qui présente des propositions concernant l’emploi en général et l’emploi des jeunes en particulier. «Parmi les dilemmes auxquels nous faisons face aujourd’hui, c’est qu’il faut œuvrer pour la préservation des emplois existant actuellement. C’est le premier combat que nous devons mener et ensuite nous devons travailler pour créer de nouveaux emplois », a-t-il expliqué avant d’ajouter : « Le deuxième aspect est lié à la gouvernance. Je vous présente un indicateur clair : en ce qui concerne la politique de soutien à l’emploi, il existe des crédits financiers alloués et des programmes dont le taux de réalisation varie entre 40 et 60 %, et cela est dû aux mauvaises performances et c’est inconcevable ». Par ailleurs, le membre du Conseil national de l’USFP a tenu à préciser lors de cette émission que « personne ne peut nier ce qui a été réalisé quand le parti était à la tête du gouvernement de l’Alternance, surtout dans le volet social (couverture médicale, augmentation du taux de scolarisation…) », tout en estimant que le modèle de développement appliqué par l’USFP lors du gouvernement de l’Alternance en 1998 a réalisé ses objectifs et n’est plus valable à présent, ce qui a amené le Maroc à mettre en place un nouveau modèle de développement répondant aux besoins et aux de mandes actuels des Marocains et pour faire face aux dysfonctionnements que le Royaume a connus ces dernières années. Concernant le prétendu échec de l’USFP à réaliser des acquis tangibles malgré sa participation à plusieurs gouvernements, Ahmed El Aked a souligné que celui qui dirige le gouvernement assume l’entière responsabilité car il dispose de larges prérogatives et doit veiller à la mise en œuvre du programme gouvernemental approuvé par toutes les composantes de la majorité. En ce sens, il a adressé de vives critiques au chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, estimant que ce dernier n’a pas réussi à assurer l’homogénéité entre les composantes de la coalition gouvernementale. Ce qui explique, selon lui, le retard pris dans la mise en œuvre d’un certain nombre de projets comme c’était le cas pour le projet de loi-cadre sur le système d’éducation et de formation, ainsi que les lois électorales. «Comment expliquer qu’un parti politique adopte une mesure dans le cadre de la solidarité gouvernementale, et qu’il vote contre cette même mesure ? Il y a là un dysfonctionnement », a-t-il martelé. Par ailleurs, Ahmed El Aked s’est inscrit en faux contre ceux qui prétendent que tous les programmes des partis politiques se ressemblent. «Ceux qui disent cela, ne lisent pas ces programmes et ne font pas la comparaison entre eux», a-t-il mis en exergue, tout en reconnaissant que le champ politique connaît un certain nombre de dysfonctionnements, et que changer cette réalité nécessite, d’après lui, une forte participation des citoyens aux prochaines échéances électorales. Il a souligné que les alliances de l’USFP sont déterminées par le programme commun, ajoutant que le parti de la Rose ne peut s’allier qu’avec ceux qui ont la même orientation, que ce soit après les prochaines élections ou à travers des initiatives sociales. Concernant la représentation des femmes lors des prochaines élections, le membre du Conseil national a assuré que « l’USFP a réalisé un progrès par rapport aux précédentes élections. Que je sache, notre parti est le seul qui a présenté 19 femmes sur les listes locales, dont 12 sur les listes régionales en ce qui concerne les élections parlementaires. Idem même pour les élections locales et régionales ». Il a également mis en avant que la question des droits des femmes est une question centrale pour le parti de la Rose. Ahmed El Aked a, par ailleurs, salué la teneur du discours Royal prononcé à l’occasion du 68ème anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple. «Le dernier discours Royal, en termes de contenu et de langue utilisée, était un discours historique dans tous les sens du terme. Historique parce qu’il s’inscrit dans un contexte historique particulier. Premièrement, le contexte électoral, car malgré les circonstances exceptionnelles, le Maroc prend la décision d’organiser les élections et de tenir toutes les échéances électorales en une journée, ce qui renforce la construction démocratique et la pratique politique dans notre pays. Deuxièmement, le contexte lié à l’environnement régional et international. Le discours de S.M le Roi était clair pour tous ceux qui visent le Maroc et essaient d’entraver le renforcement de ses institutions démocratiques et nationales, ou d’endiguer son développement ». Mieux encore, le membre du Conseil national a souligné que « l’USFP adhère complètement à cette vision. Rappelez-vous que notre conception politique du modèle de développement est basée sur le slogan suivant : «Un Etat juste et fort et une société moderniste et solidaire». Un Etat fort de ses institutions, de ses lois et de la cohésion et de la solidarité sociétale c’est bien entendu ce qui permettra au Maroc de poursuivre sa voie démocratique et son développement ».

 

Mourad Tabet

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