L’USFP s’engage à mettre en œuvre un modèle de développement répondant aux attentes de la population aux niveaux local et régional

L’USFP s’est toujours distingué par des apports significatifs et des réalisations notoires quant au bien-être de la population et à l’intérêt général du pays

«L’USFP est fin prêt pour les prochaines échéances électorales», a affirmé le Premier secrétaire Driss Lachguar, tout en réitérant l’ambition du parti de se positionner parmi les trois premières formations en termes de scores électoraux, car le Maroc, a-t-il souligné, a besoin d’une nouvelle alternance qui soit fondée sur des conditions objectives, dédiées par la conjoncture nationale mais aussi internationale. Il a, dans ce sens, noté que tous les Ittihadis ont exprimé leur optimisme quant à l’avenir de leur parti et que l’USFP abordera les prochaines échéances en front uni et fort.


Une dynamique électorale sans précédent
Le leader ittihadi a, par ailleurs, mis l’accent sur le dynamisme que l’USFP connaît à tous les niveaux national, régional et local, soulignant que les Ittihadis travaillent d’arrache-pied pour gagner le pari des prochaines échéances électorales, en vue de mettre en œuvre un modèle de développement répondant aux aspirations de la population au niveau local et régional. Il a à cet égard affirmé que «compte tenu des efforts consentis, l’USFP mérite amplement d’être parmi les trois premiers partis à l’issue des prochaines élections». Parce que, selon lui, «seuls le travail sérieux, la persévérance, en plus du choix de l’électeur le jour du scrutin détermineront les partis qui seront représentés au sein de la Chambre des représentants». Il a, dans cet ordre d’idées, soutenu que l’USFP jouit de la légitimité historique et s’est, tout au long de son existence sur la scène politique, distingué par des apports significatifs et des réalisations notoires quant au bien-être de la population et à l’intérêt général du pays et d’énumérer un certain nombre de réalisations législatives phares du parti en matière de gouvernance et de gestion des affaires publiques. Et de relever l’attitude efficiente du parti dès le début de la pandémie de Covid-19. Alors que d’aucuns n’en mesuraient pas l’ampleur, le parti de l’USFP s’est apprêté à préparer une plateforme ayant trait à l’examen de la situation sanitaire, la gestion de la crise et l’évaluation des conséquences. Le parti est allé jusqu’à proposer la composition d’un « gouvernement d’entente nationale » dans le cas où la pandémie perdurerait et s’aggraverait.


La nécessité d’une réforme profonde
Driss Lachguar a, d’autre part, estimé que le parti de la Rose s’aligne pleinement sur la volonté de réformer profondément le champ partisan, rappelant, à cet effet, la teneur de plusieurs discours Royaux y afférents. Le Souverain, a-t-il affirmé, n’a pas cessé d’exhorter les acteurs politiques à entreprendre les réformes nécessaires pour promouvoir l’action politique et lutter contre la fraude électorale. De même que Sa Majesté le Roi a toujours insisté sur la nécessité du renouvellement des élites, a ajouté le Premier secrétaire tout en réclamant l’adhésion de l’ensemble des acteurs politiques à cet élan de renouveau. Et de citer l’exemple de la révision de la législation et la réglementation électorale qu’il estime très satisfaisante et fortement fructueuse.

Priorité au social
S’agissant du programme électoral présenté par l’USFP pour les prochaines échéances électorales, le dirigeant du parti de la Rose a soutenu que l’USFP est «un parti productif et innovant», tout en précisant que «c’est l’USFP qui a appelé à un Etat fort et juste et à une société moderniste et solidaire». Il a en même temps souligné que le programme du parti découle des directives Royales en matière de protection sociale pour tous les Marocains. Le Premier secrétaire n’a pas manqué de fustiger la tendance conservatrice qui avait pris des mesures et des décisions impopulaires et antisociales, comme la liquidation de la Caisse de compensation ou le gel de recrutement dans la fonction publique, ajoutant que de nombreux rapports nationaux avaient confirmé la justesse de plusieurs choix que l’USFP avait proposés et pour lesquels il avait milité pendant un demi-siècle. Pour Driss Lachguar, la priorité du parti, c’est la défense des droits à la vie, à la santé, à l’éducation, à l’emploi et au logement, tout en soulignant la nécessité de la justice fiscale, de l’élargissement de l’assiette fiscale et de la lutte contre l’évasion fiscale pour renflouer la trésorerie de l’Etat et financer les chantiers que connaît notre pays. Il a, dans ce sens, précisé que «l’USFP a toujours fait de la dimension sociale un axe fondamental de son action politique et a toujours estimé que la mise en place d’une protection sociale totale pour les Marocains était un objectif à atteindre à long terme, étant donné le manque de ressources et de moyens». «La crise sanitaire, a-t-il poursuivi, a poussé les leaders politiques à revoir leurs modèles de société et à se rendre compte de la nécessité de mettre en place une protection sociale pour tous les citoyens alors même que certaines formations politiques appelaient au désengagement de l’Etat et à la privatisation des secteurs sociaux de l’éducation et de la santé et à la réduction de l’intervention de l’Etat dans ces secteurs». A propos du secteur de la santé, et plus précisément la situation des médecins, notamment ceux exerçant dans les zones lointaines ou vulnérables, Driss Lachguar a reconnu que le salaire du médecin est loin d’être compatible avec les efforts déployés par celui-ci et les sacrifices qu’il consent. Il a insisté, en outre, sur la nécessité d’alléger le poids de la charge du médecin en commençant par l’investissement dans les infrastructures et l’instauration de conditions matérielles et morales favorables à sa pratique professionnelle. Quant au budget réservé au secteur de la santé qui demeure dans notre pays bien en deçà de ce qui est recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Premier secrétaire du parti de la Rose a rappelé que la protection de la santé constitue la première des priorités et que l’USFP aspire qu’à l’horizon de 2026, le budget de la santé atteindra la proportion de 10% du budget général de l’Etat comme recommandé par l’OMS. S’agissant des mesures prises par l’USFP pour assurer une véritable représentativité des jeunes et des femmes, Driss Lachguar a tenu à rappeler que de nombreux membres de la jeunesse ittihadie se portent candidats dans plusieurs régions du pays, ce qui dénote, selon lui, l’intérêt grandissant de la jeunesse pour les affaires publiques.

Il a également rappelé que le parti a été la seule formation qui a fait de la question de la femme une question centrale. Cela s’est traduit par les propositions de loi ayant trait à cette question avancées par les députés et conseillers ittihadis, mais aussi par les projets de lois émis lors des exercices gouvernementaux usfpéistes. Et de citer d’autres exemples qui illustrent l’intérêt particulier porté par le parti à la question de la femme, le plan national de l’intégration de la femme dans le développement, le quota quant à la représentativité qui, impulsé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a ouvert la voie à un champ beaucoup plus paritaire. D’ailleurs, à titre d’exemple, concernant les candidatures, dans le cas d’égalité ou de ressemblance des atouts entre un homme et une femme, le parti tranche par la distinction positive en faveur de la femme.En ce qui concerne le secteur socioculturel et sportif, il a été relevé la disparition et l’absence manifestes des maisons de jeunes pourtant jadis florissantes et rayonnantes. Le Premier secrétaire du parti de la Rose a justifié ce phénomène par l’environnement culturel actuel et les grandes mutations technologiques et numériques qui ont complètement modifié les rapports des jeunes avec le monde extérieur. La musique, à titre d’exemple, s’écoute, s’apprend et se fait en un clic, ainsi, plus besoin de se rendre dans une « maison de jeunes ». Par contre, avance-t-il, outre les terrains de proximité, judicieusement réfléchis et les espaces d’animation et d’exposition plein air, il faudrait penser à organiser « des rencontres de jeunes » en observant l’obligation de les accompagner de liberté, loin de tout interventionnisme.
Pour ce qui est de la révision du Code pénal, le Premier secrétaire a plaidé pour la refonte de ce Code pour qu’il soit moderne et respectueux des droits et libertés. « L’une de nos faiblesses à l’étranger est le Code pénal, donc il doit être moderne et respectueux des libertés et des droits, et je ne trouve pas de justification à certains articles et dispositions dans cette loi, a-t-il martelé.
Driss Lachguar a aussi réitéré son appel à une véritable réforme de la fonction publique, de manière à ce que tous les fonctionnaires jouissent des mêmes droits, en mettant l’accent sur la nécessité du recrutement au niveau régional en vue de combler les carences en matière de ressources humaines dont souffrent certaines régions dans tous les domaines.
Concernant les alliances, le dirigeant socialiste a mis les points sur les i en soutenant qu’il est prématuré d’évoquer ce sujet avant la tenue des élections. Mais il a quand même précisé que «nous sommes un parti de gauche, nous ne pouvons nouer des alliances qu’avec ceux qui se positionnent à gauche, en plus des vrais libéraux qui croient en la liberté, la démocratie et l’égalité. C’est le cadre de nos alliances en fonction des programmes et des résultats de chaque parti».
Driss Lachguar a enfin appelé à une participation forte des citoyennes et citoyens au processus électoral considéré, en tout état de cause, comme une participation au pouvoir de décision. «Elle leur offre, entre autres, la possibilité de choisir entre ceux qui disent que l’on doit mettre la main à la poche pour assurer les études de ses enfants et ceux qui disent que la scolarité et les études sont un droit de tout un chacun. Leur participation leur permettra de pleinement jouir de leurs droits», a-t-il indiqué.

 

M.O

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