Intervenant devant la commission africaine de l’IS

Le conflit artificiel autour du Sahara marocain est un vestige de la guerre froide que certains cherchent à faire perdurer

Une importante réunion de la Commission africaine de l’Internationale socialiste a été organisée samedi dernier par visioconférence. Elle a été consacrée à l’exposé des défis auxquels fait face l’Afrique à tous les niveaux, social, politique et économique et à la manière de les relever et de gérer les conflits, ainsi qu’aux moyens idoines pour faire régner la paix et la démocratie, et garantir les droits des peuples du continent africain. Ont pris part à cette réunion d’éminentes personnalités, dont Luis Ayala, secrétaire général de l’Internationale socialiste, Machij El Karkri, membre du Bureau politique de l’USFP, ainsi que des représentants de près de 30 partis. Concernant la situation économique et sociale en Afrique, l’intervention de Machij El Karkri a porté sur « L’impact social et économique de la crise du Covid-19 sur le Maroc ». Il a mis l’accent sur les progrès sociaux et économiques réalisés au cours des dernières décennies, soulignant que la crise du Covid-19 a plongé l’économie nationale et internationale dans la récession et a eu un impact négatif sur elle (perte d’emploi surtout pour les classes populaires, baisse drastique des revenus ou recettes du tourisme international et des exportations commerciales…). « La réponse du Maroc a été rapide et décisive afin de faire face à la crise sanitaire du Covid-19 et sauver les vies humaines », a mis en avant Machij El Karkri. Selon lui, le Royaume a pris, dès le début de la crise sanitaire, des mesures importantes telles que la création d’un Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie, le soutien de l’économie nationale, l’accompagnement des secteurs vulnérables, la préservation des emplois et la fabrication locale à grande échelle de masques, de respirateurs et de désinfectants. Il a également mis l’accent sur la campagne réussie de vaccination au Maroc, soulignant que celle-ci s’est élargie cette semaine aux personnes âgées entre 40 et 45 ans. Il a également rappelé que le nombre total de doses administrées jusqu’à présent s’élève à 9 millions et que le nombre de personnes qui ont été complètement vaccinées est- de 6 millions. Selon lui, le Maroc aspire à immuniser au moins 80% de sa population à la fin de la campagne de vaccination. Il a également mis en exergue le fait que le Maroc figure actuellement parmi les 20 premiers pays en termes de doses de vaccination administrées, affirmant que le Royaume est prêt à «partager son expérience en la matière avec nos amis africains » et rappelant la décision prise par notre pays d’offrir plus de 500.000 doses de vaccins à la Mauritanie. Machij El Karkri a aussi souligné que la transparence et la volonté collective sont les deux clés de la réussite de la politique nationale de lutte contre la pandémie. « Malheureusement, ces deux facteurs sont totalement absents dans les camps de Tindouf, où la population souffre et où elle est mal protégée contre les dangers du Covid-19 », a martelé Machij El Karkri. « En tant que parti socialiste, nous exprimons notre préoccupation concernant la situation catastrophique qui règne dans les camps de Tindouf et l’intransigeance du pays hôte (l’Algérie, NDLR) qui s’inscrit en faux contre le consensus international relatif à la nécessité de dissocier les questions humanitaires des considérations politiques », a encore pointé le membre du Bureau politique de l’USFP. Et de brosser un tableau sombre de la vie quotidienne des personnes incarcérées dans la prison à ciel ouvert que sont les camps de Tindouf où « il n’y a pas de libre circulation, pas d’éducation, pas de santé, pas de liberté d’expression, pas de respect des droits des hommes, ni de ceux des femmes et encore moins ceux des enfants » qui sont enrôlés de force dans les milices polisariennes. S’agissant de la question du Sahara marocain, Machij El Karkri a souligné que cette question est un vestige de la guerre froide que certains cherchent à faire perdurer et dont la non-résolution constitue un danger pour la stabilité et la sécurité dans la région toute entière. Il a également mis en relief la proposition marocaine d’autonomie qui est la seule solution crédible, réaliste et réalisable de ce conflit artificiel. Il a aussi rappelé la dynamique internationale consistant en la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. La preuve en est l’ouverture de plus de 21 consulats généraux dans les provinces du Sud du Maroc. Si le Maroc aspire à la paix et à la résolution de ce conflit, les séparatistes du Polisario, avec l’appui de leurs mentors algériens, continuent, selon Machij El Karkri, leurs manœuvres, violant ainsi l’accord de cessez-le-feu qu’ils ont signé avec l’ONU en 1991. Pour cette raison, il a appelé la commission africaine de l’Internationale socialiste à tracer une ligne de démarcation entre ceux qui aspirent à la paix et au respect des engagements onusiens et les séparatistes qui violent constamment le cessez-le-feu dans la région, comme ce fut le cas lors du blocage du passage d’El Guerguarat par la milice du Polisario, ce qui a poussé le Maroc à assumer ses responsabilités afin de restaurer la libre circulation civile et commerciale sur ce passage. Il a, par ailleurs, rappelé la lettre que le Premier secrétaire de l’USFP avait adressée en novembre 2020 aux membres du Conseil de l’Internationale socialiste et dans laquelle il leur avait présenté les faits survenus à El Guerguarat. Machij El Karkri a également souligné que ce n’est pas le Maroc qui bloque le processus politique pour aboutir à un règlement de ce conflit, mais plutôt les séparatistes et plus précisément leur mentor. « Il est nécessaire que les deux parties véritablement impliquées dans le dossier », à savoir le Maroc et l’Algérie « s’assoient à la table des négociations », a-t-il martelé. Lors de cette réunion, Machij El Karkri a également évoqué le Nouveau modèle de développement (NMD) dont le rapport final a été récemment présenté à S.M le Roi Mohammed VI par le président de la Commission spéciale sur le modèle de développement, Chakib Benmoussa. Selon lui, le NMD vise à relancer la machine économique, à réduire les inégalités et à mettre en place une politique sociale ambitieuse, un Etat juste et solidaire ; un Etat de liberté et d’égalité des chances entre tous les Marocains et les étrangers résidant au Maroc.

 

H.T

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