Le Groupe socialiste à la Chambre des représentants a interpellé le ministre de la Justice à propos de la souffrance des enfants de femmes détenues.

Hanane Fetras soulève la souffrance des enfants de femmes détenues

«Les enfants innocents des femmes détenues croupissent dans les prisons, où règnent la souffrance et l’insécurité. Nous vous interpellons, monsieur le ministre, sur les mesures alternatives prises en faveur de ces mères emprisonnées, d’autant plus que l’infrastructure des prisons marocaines n’est pas en mesure de subvenir aux besoins des détenues accompagnées de leurs enfants ou des femmes enceintes », a souligné la députée ittiahdie, Hanane Fetras, dans une question orale adressée au ministre de la Justice lors de la séance plénière du lundi 3 janvier. Elle a ajouté dans une réaction à la réponse du ministre que quels que soient les beaux discours sur l’humanisation des prisons, assumer la maternité à l’intérieur des établissements pénitentiaires nécessite des besoins particuliers que nombre d’entre eux ne peuvent satisfaire. La députée socialiste a fait savoir que la réalité des prisons au Maroc met à nu les lacunes de la loi 23-98, notamment au niveau des garanties accordées aux enfants des femmes incarcérées, soulignant que la souffrance psychologique de ces enfants augmente lorsqu’ils sont séparés de leurs mères pour des considérations judiciaires et remis à des personnes qui pourraient les exploiter dans la mendicité ou les placer auprès d’associations caritatives. Pour toutes ces raisons, le Groupe socialiste appelle le ministre de la Justice à la mise en place des peines alternatives et non privatives de liberté au profit des femmes incarcérées accompagnées de leurs enfants.

Znaidi Cherkaoui évoque les casse-têtes quotidiens liés à la simplification des procédures administratives

Pour sa part, le député du Groupe socialiste Znaidi Cherkaoui a adressé une question orale, au cours de la même séance, au ministre délégué chargé de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration sur les mesures prises pour simplifier les démarches administratives. Il a évoqué dans son intervention des problématiques quotidiennes liées à la simplification des procédures administratives, notant, à cet égard, qu’il y a des départements qui respectent les décisions et les lois, et d’autres qui les enfreignent, ce qui risque de lasser les citoyens et les administrés. Le membre du Groupe socialiste a souligné que malgré les mesures et décisions prises à propos de ce sujet et la loi 55-19 qui prévoit la simplification des procédures administratives, certaines administrations ne s’y conforment toujours pas, en précisant qu’il est déraisonnable de voir certains fonctionnaires exiger des documents farfelus comme le certificat de vie pour un citoyen vivant.

Abdelhamid Derraq: La généralisation de la numérisation de l’administration fait défaut dans certains établissements

L’intervention du député du même groupe parlementaire, Abdelhamid Derraq, était sur la même longueur d’onde, affirmant que l’application de la loi 55-19 par certains services administratifs et la généralisation de la numérisation de l’administration font défaut dans certains établissements. Il a cité comme exemple le centre d’immatriculation des voitures à Tétouan, dont la superficie ne dépasse pas 120 mètres, qui est fréquenté par plus de 500 citoyens par jour venant de Tétouan, d’Oued Laou, de Beni Hassan, de M’diq et de Martil, ce qui provoque cohues et chaos. Le député socialiste a souhaité que 2022 soit l’année de mise en oeuvre des réformes auxquelles aspire le citoyen marocain.

Aouicha Zelfi s’interroge sur la vision proactive et les mesures urgentes à même de garantir une reprise normale des études

D’autre part, la députée socialiste Aouicha Zelfi a adressé une question orale au ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports sur les mesures prises par le ministère après le retour des vacances. Aouicha Zelfi a interpellé le ministre de tutelle sur la vision proactive et les mesures urgentes à même de garantir une reprise normale des études, notamment après la propagation du variant Omicron, ce qui a accru l’inquiétude des familles pour leurs enfants.

Nezha Abakrim fustige les conditions abusives exigées pour passer les concours de recrutement des cadres des AREF

Pour sa part, la députée du Groupe parlementaire de l’USFP, Nezha Abakrim a interpellé le ministre de l’Education nationale sur les conditions abusives exigées pour passer les concours de recrutement des cadres des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF). La députée ittihadie a souligné que la question des conditions exigées par ledit ministère comme la fixation de l’âge limite pour accéder à la profession d’enseignant à 30 ans est toujours d’actualité, tout en interpellant le ministre sur les véritables raisons qui ont poussé son département à se cramponner à de telles décisions injustes et abusives.

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